Tout savoir sur la contribution au dicoAE !

25/09/2026 | dicoAE, mode d'emploi

Les commentaires

Objectif : Enrichir les définitions existantes par le débat scientifique

Qui peut contribuer ? Tout internaute.

Les contenus des définitions du dicoAE sont évolutifs et non produits pour rester figés dans leur état initial. Tout internaute peut donc commenter les définitions publiées. Ces commentaires favorisent le débat entre scientifiques, auteurs des définitions et permettent ainsi l’approfondissement et la révision des contenus.

Processus : Les commentaires sont déposés via un formulaire dédié.

Ils sont d’abord contrôlés par le comité éditorial pour éliminer ceux qui ne sont pas pertinents au regard du périmètre de ce dictionnaire ou qui ne favorisent pas le débat scientifique propice à l’évolution du contenu des définitions.

Les commentaires validés sont alors transmis aux auteurs de la définition concernée.
Les auteurs évaluent leur pertinence et peuvent les intégrer pour faire évoluer leur définition.

Les mots à définir

Objectif : Élargir la couverture des termes liés à l’agroécologie.

Qui peut contribuer ? Tout internaute.

Une liste de termes d’intérêt se référant à l’agroécologie est maintenue à jour par les membres du comité éditorial, et vos propositions nous intéressent pour l’enrichir. N’hésitez pas à nous indiquer les termes que vous aimeriez voir définir dans le dictionnaire !

Processus : Proposez un terme via le formulaire dédié.

Pour faciliter l’évaluation par le comité éditorial, expliquez brièvement pourquoi selon vous ce terme mérite d’être défini (usages et pratiques dans le monde agricole, terme apparu dans des débats ou lors de lectures…).

Les définitions

Objectif : Produire des définitions rigoureuses, accessibles et en lien avec l’agroécologie.

Qui peut contribuer ? Scientifiques, enseignants, étudiants, acteurs du monde agricole.

Un nombre grandissant de scientifiques, enseignants, étudiants et acteurs du monde agricole contribuent à la production des définitions et vidéos de vulgarisation du dictionnaire. Vous aussi vous pouvez proposer la définition d’un nouveau terme ! Pour cela, vous devez prendre en compte les contraintes éditoriales du dictionnaire.

Contraintes éditoriales

1. Le format de la définition est structuré en trois parties et composé d’environ 300 mots (± 10 %) :

  • Un premier paragraphe contenant une définition courte du terme (3 à 5 phrases maximum).
  • Un ou plusieurs paragraphes visant à approfondir la définition et/ou à nuancer les sens donnés selon les différents usages ou applications du terme.
  • Un dernier paragraphe qui renvoie à la dimension agroécologique de la définition (1 à 3 phrases maximum).

2. La rédaction de la définition respecte les trois principes essentiels décrits dans l’ouvrage
« La rédaction de définitions terminologiques » publié par l’office québécois de la langue française en 2009 (Vézina et al., 2009) :

  • Principe de concision : « Une définition doit aller directement au but et être brève, écarter toute redondance et mots inutiles et privilégier les termes permettant de synthétiser des périphrases. Le principe de concision exige du rédacteur qu’il s’en tienne aux caractères essentiels et nécessaires, car toute accumulation excessive de caractères risque de transformer la définition en développement encyclopédique. » (p.12)
  • Principe de clarté : « Le sens et la structure de la définition doivent être exempts d’ambiguïtés, et les termes utilisés doivent être non équivoques, afin d’éviter qu’elle ne prête à interprétation ou qu’elle ne sème la confusion. »
  • Principe d’explicitation et d’adéquation : il est reconnu que les principales fonctions de la définition sont de décrire les concepts, de les délimiter, de les distinguer entre eux et d’établir les relations qui se reflètent dans le domaine visé.

Le corps de rédaction de la définition n’incorpore pas de citation de la littérature sauf si une citation s’avère particulièrement pertinente. En revanche, les auteurs doivent s’appuyer sur la littérature pour rédiger la définition d’une terme et mentionner au plus six références : au moins deux références de la littérature blanche (publication dans des revues à comité de lecture ou ouvrages) et deux références issues de la littérature grise (rapports, guides, fiches techniques, site web…).

En résumé 

  • Aller à l’essentiel, éviter les redondances.
  • Éviter les ambiguïtés, privilégier les termes précis.
  • Décrire et illustrer, délimiter et distinguer les concepts.
  • Sourcer des références à la fois de la littérature blanche et grise.

3. Le texte de la définition est illustré par une image conçue ou sélectionnée par l’auteur (photo, schéma, graphique), libre de droit ou dont il doit s’assurer de détenir les droits de reproduction.

L’illustration est accompagnée d’un titre et d’une légende clairs et explicites, avec l’indication de la source (nom de l’auteur de la photo, source des données présentées dans la figure, etc.). Les termes associés à l’illustration choisie, s’il y a, doivent faire écho à ceux utilisés dans la définition.

4. Option : Une vidéo de vulgarisation (moins de 5 minutes) peut être réalisée par des étudiants de l’École nationale supérieure d’audiovisuel (ENSAV), en collaboration avec les auteurs.

Processus de production et de validation d’une définition

Étape 1 : Proposition initiale

Une première version de la définition, respectant les contraintes éditoriales et s’appuyant sur la littérature du domaine, est soumise par un auteur (ou un groupe d’auteurs représenté par un auteur correspondant), dont au moins un est affilié à un établissement public de recherche.

Le comité éditorial vérifie que la proposition respecte les contraintes éditoriales avant de l’accepter pour discussion, notamment si des références sont mentionnées à la fin de la définition et si une illustration est jointe.

Étape 2 : Mise en débat et validation collective

La définition est présentée à l’oral lors d’un séminaire de discussion avec le comité éditorial qui peut être élargi à d’autres experts sur invitation, pour couvrir une diversité de disciplines (agronomie, écologie, zootechnie, économie, sociologie…).

La discussion collective vise à améliorer et affiner la définition, et à s’assurer de la validité scientifique. En fonction de cette discussion, les auteurs peuvent être amenés à réviser leur définition. La version révisée est alors re-soumise au comité éditorial. Selon l’ampleur des révisions demandées, un deuxième séminaire de discussion peut être prévu.

La décision de publication est prise par consensus des membres du comité éditorial. En cas de désaccord, les éditeurs en chef tranchent. Si le désaccord persiste, la décision revient au directeur de publication d’INRAE.

Étape 3 : Traduction, mise en ligne et diffusion

Après validation de la définition en français, les auteurs doivent proposer une version de leurs texte et illustration en langue anglaise. Une version en langue allemande est également prévue et réalisée par les organismes suisses partenaires du dictionnaire.

La version multilingue de la définition est mise en ligne sur le site internet du dicoAE. Elle est archivée sur le portail des archives ouvertes HAL INRAE avec l’attribution d’un DOI unique et sous licence Creative Commons CC BY-NC-ND 4.0 :

  • Attribution (BY) : les utilisateurs doivent créditer le dicoAE et les auteurs.
  • Non commercial (NC) : aucune utilisation commerciale sans autorisation.
  • Pas de modification (ND) : la définition ne peut être modifiée sans accord de l’auteur et du comité éditorial.

Propriété collective : la définition devient la propriété du dicoAE en tant qu’œuvre collective, tout en reconnaissant la paternité des auteurs.

Les auteurs peuvent être contactés pour des révisions ultérieures, notamment en cas d’évolution scientifique ou technique.

Étape 4 : Réalisation d’une vidéo de vulgarisation (optionnelle)

Une vidéo de vulgarisation de chaque définition peut être réalisée par des étudiants de l’École nationale supérieure d’audiovisuel (ENSAV). De format court (moins de 5 mn), les vidéos sont conçues dans l’objectif de faciliter la compréhension de chaque définition en ciblant l’essentiel. Accompagnés par les auteurs des définitions, les étudiants entraînés à produire des courts-métrages de vulgarisation scientifique avec rigueur et créativité, mobilisent plusieurs techniques pour réaliser les vidéos : interviews d’auteurs ou de professionnels agricoles auprès desquels ils capturent des images de terrain et recueillent des témoignages sur leurs pratiques agroécologiques ; infographies ; reportages ; fictions…

La réalisation d’une vidéo suppose l’implication d’au moins un auteur de la définition pour le suivi, et une validation finale par l’ensemble des auteurs.

Implication des étudiants

Le dicoAE encourage et associe régulièrement la participation des étudiants à la rédaction de définitions et à la réalisation de vidéos, dans le cadre de projets pédagogiques encadrés par des enseignants-chercheurs et validés par le comité éditorial du dicoAE. Toute équipe pédagogique intéressée par un tel projet peut prendre attache auprès du comité éditorial.

> En savoir plus sur les actions pédagogiques autour du dictionnaire :

Ils témoignent de leur contribution au dictionnaire > Retrouvez des avis d’auteurs !

Le dictionnaire d’agroécologie peut être mobilisé directement en ligne dans ses versions française et anglaise par les étudiants, et également par les enseignants comme support de cours pour consolider les enseignements dispensés. Le projet pédagogique autour du dictionnaire va plus loin. Plusieurs partenariats ont déjà impliqué des étudiants d’écoles du supérieur en agrobiosciences (ENSAT, Purpan…) dans la rédaction des définitions et leur traduction en anglais. Cet exercice est inclus dans leur parcours de formation. Au-delà de les sensibiliser et de les former, l’objectif est d’amener les étudiants à devenir acteurs de la transition agroécologique. Participer à la construction des définitions est une expérience unique pour eux.

Ils témoignent de l’intérêt de l’exercice :

« Très bon exercice qui permet de mettre des mots sur des concepts parfois complexes que nous utilisons tous les jours » (P. Romeyer, étudiante à Toulouse INP-Purpan).

« Très bonne opportunité de développer l’appropriation des concepts, la précision rédactionnelle et l’affûtage de sa propre argumentation » (J-P Sarthou, responsable formation AGREST, Toulouse INP-ENSAT).

« Un exercice concret de vulgarisation de la recherche pour la société civile : un rôle primordial pour de futurs ingénieurs ! » (A. Brin et S. Giuliano, Responsable du parcours ADD, Toulouse INP-Purpan).

« Je trouve que cet exercice est une pédagogie unique et très efficace sur plusieurs aspects. C’est un des seuls exercices où l’on demande aux étudiants d’aller à l’essentiel, de vulgariser pour du grand public, de sortir du « jargon technique ». Et surtout, l’approche pluridisciplinaire du dictionnaire rend l’exercice particulièrement innovant puisque l’encadrant ne détient pas LA définition. Nous ne sommes plus dans la transmission du savoir mais dans la co-construction, qui réunit enseignants et apprenants et fait évoluer les deux parties ! Je suis persuadé de l’intérêt de cette pédagogie pour transmettre la complexité des concepts de l’agroécologie : si j’avais été en cours, j’aurai donné ma vision… et elle aurait été moins partagée, alors que là, les étudiants ont construit leur propre définition. »  (Bernard Reilac, Toulouse, INP-Purpan).

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